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31.01.2008

Langue

Ta langue a le goût
Du jasmin, des roses
Et d'un voisin

30.01.2008

Balanide

C'est un plus petit coeur
Avec la pointe en l'air ;
Symbole doux et fier
C'est un plus tendre coeur.

Il verse ah ! que de pleurs
Corrosifs plus que feu
Prolongés mieux qu'adieu,
Blancs comme blanches fleurs !

Vêtu de violet,
Fait beau le voir yssir,
Mais à tout le plaisir
Qu'il donne quand lui plaît !

Comme un évêque au choeur
Il est plein d'onction
Sa bénédiction
Va de l'autel au choeur.

Il ne met que du soir
Au réveil auroral
Son anneau pastoral
D'améthyste et d'or noir.

Puis le rite accompli,
Déchargé congrûment,
De ramener dûment
Son capuce joli.

Verlaine

29.01.2008

Le pur-sang et les cochons

Des cochons dans une mare puante
S'ébrouaient bruyamment
Leur voisin un cheval pur-sang
Trouvait l'odeur choquante.
"Eh bien quoi ? Vous ne vous lavez donc jamais ?
La boue est-elle si agréable
Que vous ne pouvez vous en passer ?
Regardez-moi, pourceaux, mon poil est lustré
Ma queue resplendissante,
Mes flancs et ma robe brossés
Mon haleine rafraîchissante."
La cochonnaille, vexée, se tut,
L'un finalement prit la parole :
"En deux mots nous puons dis-tu,
La crasse est notre geôle
Et l'odeur nous habille
D'un fumet des pieds aux épaules...
Bah ! que nous importe d'être beaux !
Demain, nous serons saucissons,
Andouillette peut-être ou jambonneaux."
Le cheval ne sut que répondre
Songeur : " un bain de boue
Au bout du compte
Cela doit-être fort doux".

28.01.2008

Ouf !

Sous la gaze mon chérubin
Bien au chaud dans ton nid d'ange
Tu dors enfin

Dans ta camisole de langes
Sous un plafond d'étoiles blanches
Enfin tu dors

Tranquille et tes petites mains
Serrent mes doigts sans un remord
Tu dors... enfin

26.01.2008

Adèle

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25.01.2008

Karim Kacel Banlieue (que de souvenirs !)

http://www.dailymotion.com/video/x1wjit_karim-kacel-banli...

24.01.2008

Derrière moi

 

ZINC

22.01.2008

Eléphant

Les éléphants vont disparaître
Je m'en tape
J'suis végétarien

On oublie

Dans les couloirs glacés
Il est minuit
Et plus encore
Les nuits sont blanches
Comme les murs
Ceux qui vont mourir
Ne vous saluent pas
Filles et fils indignes
La bête
- cette vigne qui sèche
- ce mûrier irrréductible
- ce voisin qu'on oublie
- cet enfant qu'on oublie
Ces vieux qu'on oublie
C’est ainsi,
On couche les miroirs
Entre quatre murs blancs
Dans un lit glacé
On visite
Jetant ici et là
Un regard distrait
Sur des pieds
Un miroir se brise parfois
Dans les couloirs glacés
Il est minuit
Et plus encore
Dans l’ascenseur déjà
On oublie.

19.01.2008

Autoportrait.

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