Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/03/2017

Arieh, Gabriel, Myriam

Des enfants sont morts aux visages
Blancs sous la douloureuse pierre
Qui n’a plus d’âge

Mais ne dites pas sale juif
Ne dites rien sur les enfants
Assassinés

Ce sont les mêmes les enfants
Sont des rois dans notre maison
Et dans la tienne

07/03/2017

La mirabelle

C'était un citadin
N'aimant ni les fleurs, ni les filles
Pourtant un beau matin,
Il le vit.
Carré vert et mirabelliers,
Une perle dans la ville,
En somme, un simple verger
qui l'attendait, tranquille.
Sans aucune hésitation
il devint propriétaire
Laissant cette fois, sa raison
Au vestiaire.
L'hiver s'achevait enfin
Et l'homme contemplait
D'un regard enfantin,
Les arbres bourgeonner.
Chaque matin, très fier,
Il faisait les cents pas,
Se donnant de grands airs
Bourgeois.
Mais les beaux fruits dorés
Chaque jour plus gros,
Le rendaient obsédé,
Dévot.
Un jour, alors qu'extatique
Il regardait l'air béat
Ses mirabelles magnifiques,
L'une d'entre elles tomba.
Elles roulèrent dans le jardin
Sous le soleil, sous la lune
Tant est si bien qu'à la fin,
Il n'en resta plus qu'une.
Unique mirabelle encore,
Il la veillait
Comme on veillerait un mort
Familier.
Mais ce qui devait arriver
Evidemment arriva,
Une nuit où le vent soufflait,
Le dernier fruit se détacha.
Il prit une corde tressée
Choisit une branche, et sourd
Aux larmes des mirabelliers
Se pendit haut et court.
Il faut être prêt malgré sa peine,
A perdre un jour, ceux que l'on aime.

00:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

14/02/2017

Australie.

417.JPG

07/02/2017

Soldat inconnu

Dessous les champs des forçâts
On dort en chien de fusil
Pauvre soldat

J’ai vingt ans, tombé ici
Inconnu pour l’ennemi
Et pour la France

Je serre ma baïonnette
Près de mon cœur en silence
Pauvre squelette.

20:57 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

03/02/2017

Hiver

Comme un linge à mes fenêtres
L’hiver s’est invité
Pendu, tout doit disparaître
Le ciel et l’été
Et mes amours anciennes.
Derrière l’horizon
Six mois sous un triste plafond
Six mois en quarantaine.

23:01 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

24/01/2017

.

 

Bien sûr, je l'aime

Il n'est pas un matin

Où mes rêves ne traînent

dans les siens,

Je tends la main

Mais c'est à peine

Si mes doigts retiennent

Ces matins,

Je me demande parfois

Si nos rêves éteints

Refleurissent là-bas

Sur ses chemins,

Si ses pensées cheminent

Avec les miennes

D'amours aériennes

En amours clandestines,

Bien sûr, je t'aime

Il n'est pas un matin

Où mes rêves ne traînent

Avec les tiens.

 

 

13:51 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

22/01/2017

Australie.

608.JPG

24/12/2016

Joyeux Noël

Décembre dans tes yeux, j'ai vu
J'ai tout revu dans ces yeux là
J'ai tout perdu

La crèche qui attend ses rois
Le sapin qui n'est jamais droit
Tes yeux d'enfant

 

La nuit blanche à fixer le ciel
Les yeux qui tombent de sommeil
Des chaussons blancs.

                                                                                            

10:44 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

20/12/2016

Hiver

Là-bas dans les brumes
L'automne s'enrhume
L'arbre ploie,

Et le vent exhume
La fleur que consume
Un air froid,

Une morte allume
Un rêve posthume
Et froid.

00:10 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

18/11/2016

.

Je marche à reculons depuis
Et les arbres abandonnés
Regardez
Ici, des enfants ont vécu
Il me semble
Peut-être avons-nous été heureux
Ce n'est rien
Un jardin de souvenirs
Juste un jardin
Et de l'herbe coupée.

12:59 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

19/10/2016

Lucifer

IMG_4061.JPGL

23/09/2016

A S......

Sur cette page tournée

tout au bout d'une corde

le silence, quel silence.


Les portes orphelines

Les clefs orphelines

Les matins ne disent plus bonjour.


J'ai ouvert le portail :

 

"salut Mich, bon week-end"

Mais tu ne l'as pas dit.

 

18:14 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

22/09/2016

Automne

Pourtant les livres sont ouverts
les pages sont noircies de toi
A mots couverts

Partout des mots entre les lignes
Des phrases tristes qu'on aligne
Sur la portée

Des lettres qui sèchent déjà
Le papier a jauni et l'encre
S'est froissée.

20:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

08/07/2016

Marche pour la Cérémonie des Turcs, Lully.

11:41 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

01/07/2016

Bonnes vacances

Sur le tarmac derniers élèves
Les fenêtres sont entrouvertes
Sur quelques rêves

Liste des noms liste des pertes
Le billet n'a ni queue ni tête
Plus que des chaises

Absent absent absent absence
Déjà des cendres sur la braise
Bonnes vacances.

07:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

29/05/2016

Ocre

Sur le  talweg
Des feuilles rousses d'automnes anciens
L'ocre du temps
Dessus des pas d'enfant
El la froidure d'un matin.

15:14 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

22/05/2016

La dame blanche

Sans doute, le soleil a disparu. Depuis trois mois, le gris sur nos têtes et dans ma tête. Je n'ai rien vu venir, où je n'ai rien voulu voir venir. La traîtresse. Son beau sourire, sa main sur mon épaule. Ses larmes que l'on boit. La traîtresse. Je peux bien mourir ou pisser dans un violon, elle s'en moque, elle est loin, déjà. J'ai posé mes clefs sur son bureau de palissandre, et je contemple comme un con ce sous-main où elle travaillait entre les deux chats. Une pièce blanche comme elle, lumineuse, j'ai fermé la porte. Au début, on regarde derrière soit, on se pince, les hommes se retournent, jettent un regard intrigué. Quoi ? Ce petit homme et cette jolie femme, incongruité, imposture, agressivité. C'est bien moi pourtant. Je tiens dans ma main cette main blanche aux doigts longs, fièrement, je n'ai pas peur de la perdre, l'imbécile ! Je l'avais rencontrée dans un parc alors que je nourrissais un paon blanc qui faisait la roue. Elle s'était assise tout au bout de ce banc, observant distraitement l'animal magnifique. Elle m'avait lancé un sourire. Moi aussi.

 

 

 

 

19:04 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

10/05/2016

Chat

WP_20160402_13_30_58_Pro.jpg

07/05/2016

Thé

Et nous boirons ensemble
Un thé
le jardin sous les trembles sera
Un bel été
Nous parlerons sans haine de nos vies
ratées
De celui qu'on aime et qui se tait.

10:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

29/04/2016

Kiosque

Kiosque à la dérive
Chemins en creux
Amoureux
Bach en tête
Dans la tête
Le doux voile
Des étoiles
Ton image en
Filigrane
Les bancs
Nous accompagnent
Vert de gris
Solitude
La nuit
Latitude
Inconnue
Chemins en creux
Bateau ivre
Dérive.

16:08 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2016

Déjeuner

 

- Tu déjeunes le midi ?
- Ça me parait évident…
- Dis donc, c’est quoi ce ton ?
- J’veux dire… déjeuner se suffit à lui-même.
-… Tu manges pas à midi ?
- Mais si… mais déjeuner à midi, c’est un pléonasme.
- Un quoi ?
- Un pléonasme… comme monter en haut, dîner le soir…
- D’accord.
- Quoi d’accord ?
- Bah d’accord mais tu déjeunes ?
- Non merci. (soupir)
- Pas maintenant ! Au jour d’aujourd’hui, tu as déjeuné ?
- Ca aussi, c’est pléonastique…
- Hein ?
- Je te dis que ton expression « au jour d’aujourd’hui » est pléonastique !
- Tu me fais chier avec tes pléonasmes !
- Ecoute… tu m’envoies à l’école… j’apprends, je réutilise mes connaissances… c’est tout.
- Et à l’école, y’a pas un mec qui te dit qu’il faut déjeuner ?
- Non. Par contre on ne doit pas utiliser l’expression « y’a pas », c’est incorrect.
- Dis-moi…
- Oui ?
- « Ma main dans la gueule » c’est pléonastique ?
- Euh… non.
- C’est bien ce que je pensais. Tu as déjeuné ?
- Oui Papa.

 

20:49 Publié dans Bidouille | Lien permanent | Commentaires (2)

22/03/2016

Dimanche

Etait-ce une nappe blanche
Sur laquelle on dessine
Un dimanche


Tout s’est perdu on devine
La table et la cuisine
Un enfant


Les bains trop chauds et la nuit
La radio qu’on entend
Et la pluie.

22:29 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

11/03/2016

Après

Mes pas sont restés

Au concert des jours

Kiosque abandonné

Violons sourds

 

Allées dépeuplées

Passants qui courent

Tilleul arraché

Doigts gourds

 

Mes pas sont restés

Le reste court

Après les années

Après mon amour.

 

 

12:02 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

26/02/2016

Marie

marie 5.jpg

06/02/2016

N...

Sur une vieille table
Un café, quelques chocolats
Un monologue interminable
Mais cette voix...

Je l'écoute comme un enfant
Une main sur son épaule
Elle aurait pu parler cent ans
De sa voix chaude.

00:02 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

30/12/2015

Demain

Viens vite mon ami et donne moi la main
Le temps s'est essuyé les pieds sur mes chemins
Il est tard

Mais oui j'avance encore sur ce sentier noir
Les heures passent comme celles encore à voir
Il est tard

Viens vite mon ami et donne moi la main
Demain j'ai cinquante ans et c'est déjà demain.

 

20:46 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (4)

17/12/2015

Quand on a cinquante ans.

Comme c'est triste d'aimer
Quand
on a déjà aimé
Il n'y a plus de banc
à peine quelques après
Comme c'est triste d'aimer
quand on a cinquante ans.

18:29 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

17/11/2015

John Oliver à "L'Etat" islamique.

14/11/2015

...

 

JE SUIS CHARLIE

18/08/2015

Tom Jones and Janis Joplin - Raise your hand (1969)

22:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)