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02/07/2013

Bonnes vacances.

Sur le tarmac derniers élèves
Les fenêtres sont entrouvertes
Sur quelques rêves
 
Liste des noms liste des pertes
Le billet n'a ni queue ni tête
Plus que des chaises
 
Absent absent absent absence
Déjà des cendres sur la braise
Bonnes vacances.

11:26 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

11/06/2013

A quoi bon

 
A quoi bon
Mauvaises herbes
Dans de tristes jardins
Quartiers fanés
A quoi bon 
Te prendre la main
Et ruminer nos champs
Qui n'ont plus de vaches
Mais d'autres maisons
A quoi bon.

16:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3)

04/06/2013

Happe. Alain Bashung

22:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3)

24/05/2013

Au 77

Ce quartier : un vieux porche vert
Les murs que la vigne rongeait
Toi derrière,

La Cour des Miracles en été
Un caddie blanc abandonné
Bruits de vaisselle,

Tout près, très loin, grondait la ville
des cris, des klaxons imbéciles
Comme un rappel.

21:01 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

17/05/2013

Fable de la mirabelle

C'était un citadin

N'aimant ni les fleurs, ni les filles

Pourtant un beau matin,

Il le vit.

Carré vert et mirabelliers,

Une perle dans la ville,

En somme, un simple verger

Qui l'attendait, tranquille.

Sans aucune hésitation

Il devint propriétaire

Laissant cette fois, sa raison

Au vestiaire.

L'hiver s'achevait enfin

Et l'homme contemplait

D'un regard enfantin,

Les arbres bourgeonner.

Chaque matin, très fier,

Il faisait les cent pas,

Se donnant de grands airs

Bourgeois.

Mais les beaux fruits dorés

Chaque jour plus gros,

Le rendaient obsédé,

Dévot.

Un jour, alors qu'extatique

Il regardait l'air béat

Ses mirabelles magnifiques,

L'une d'entre elles tomba.

Elles roulèrent dans le jardin

Sous le soleil, sous la lune

Tant est si bien qu'à la fin,

Il n'en resta plus qu'une.

Unique mirabelle encore,

Il la veillait

Comme on veillerait un mort

Familier.

Mais ce qui devait arriver

Arriva,

Une nuit où le vent soufflait,

Le dernier fruit se détacha.

Il prit une corde tressée

Choisit une branche, et sourd

Aux larmes des mirabelliers

Se pendit haut et court.

Il faut être prêt malgré sa peine,

A perdre un jour, ceux que l'on aime.

 

18:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

11/05/2013

Au cimetière

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05/05/2013

Chat

 

Un chat fait pppp...
Je ne sais pas quoi
Lui répondre

20:37 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

03/05/2013

Mai

Tous les mois de mai se ressemblent
Ils ont les matins légers
Le cœur tendre, l'épaule nue
Le jaune, l'ocre et le vert
 
Ils ont le rose et le blanc
Les amours naissantes
Les pluies odorantes
L'ombre et le soleil
 
Ils ont l'espoir et le bleu
Le regard des filles
L'espoir insensé
Le doux murmure des oiseaux
 
Tous les mois de mai se ressemblent
Moi seul change

13:04 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

27/04/2013

Fille de l'autre

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20/04/2013

La nuit

La nuit chante, ô silence
Le ciel est nu
Les étoiles sont blanches
Et dévêtues,

Tout est calme, mon ange
L'aube est têtue
Elle vient, elle avance
Dans cette rue,

La nuit chante, ô silence
Un inconnu :
Le jour, funeste, avance
Dans la cohue.

23:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

12/04/2013

Printemps

Vous alliez riant
Dans les folles avoines
Au soleil couchant,

Une ombre d'argent
Soulignait le galbe
De vos vingt ans,

Vous alliez devant
J'allais sous vos voiles
Cueillir le printemps.

 

22:24 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

07/04/2013

"Je vous..." Georges DEMENY

23/03/2013

Matin

Ecoutez - tout se lève enfin
Le soleil, l'espoir, la mémoire
Bientôt le pain,

Tout vit, tout revit, tout repart
Les oiseaux, le train dans la gare
Le travailleur,

Regardez - il est déjà triste
Métro, boulot, dodo, en piste
Pour quelques heures.

20:18 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

10/03/2013

Chat

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28/02/2013

A gauche bordel !

Une politique de gauche, SVP !

26/02/2013

Ecole buissonnière.

Comme du plomb comme un mur découpé derrière rien

Un mur défoncé par des pieds adolescents tous les jours

Quelque chose qui s’agrandit qui ne sert à rien le vide

L’horreur de ces marches qu’on gravit sans plus y croire

Une main adolescente a dessiné une flèche vers le haut

A côté le mot enfer je sais le nombre de marches exactement

Oui je le sais et je monte je monte et voici la porte

Et voici une salle et voici des tables et des chaises et voici

Un tableau un bureau plus d’estrade un ordinateur et voici

Le prof comme du plomb qui avance sur la scène pour jouer

La même pièce et ce prof c’est moi plus si jeune plus si sûr

Emplombé dans cette putain de salle de classe avec ces putains

D’adolescents emplombés par leurs putains de problèmes

Comme du plomb je reçois déjà les frères des premiers

Bientôt peut-être leurs enfants. Et qui sait leurs petits-enfants…

Parviendrai-je un jour à faire l’école buissonnière ?

00:13 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

16/02/2013

Hiver lorrain

Ici tous les matins sont froids
Tous les matins comme des soirs
L'hiver est là

Lumière froide dans les bars
On se décroche la mâchoire
On rêve encore

Un café sur le zinc ; je bâille
Deux mois, juste deux mois encore
Dans la grisaille.

12:39 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

08/02/2013

Les mots bleus Christophe

15:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2013

Qui a le temps a la vie

Et puis nous serons beaux
Comme des idiots qui pleurent
Nous prendrons les chemins
Du bonheur

Nous aurons le temps et la vie
Les joues ensoleillées
Les visages enfouis
Sous l’argile de nos mains

Nous poufferons avec les pies
Dans les jardins fantastiques
D’un voisin

Et nous serons jeunes
Jeunes
Encore un peu.

18:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

22/01/2013

Mémoire

Souviens-toi
J'ai de la mémoire
Pas toi

21:31 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

18/01/2013

Jérôme Scorin

NANCY : JÉRÔME SCORIN EST DÉCÉDÉ

Il a vécu un des épisodes les plus terribles de l’histoire de l’humanité et ne cessait d’apporter son témoignage, avec dignité et humanité. Jérome Scorin, figure de la Résistance et représentant de l’Amicale des déportés juifs de France avait échappé à la rafle du 19 juillet 1942;

 
 
 
Nancy : Jérôme Scorin est décédé

Nancy : Jérôme Scorin est décédé

 
 
 

NANCY. Nous venons d’apprendre le décès de Jérôme Scorin, une grande figure de la communauté juive de Nancy, résistant, déporté et inlassable transmetteur du devoir de mémoire de la Shoah.

Né le 20 avril 1924 à Zagorow en Pologne, il était venu en France, terre de liberté, dès l’âge de 6 ans. Il s’était établi avec sa famille à Nancy où vivait un vieil oncle qui avait combattu pour la France, lors de la Première Guerre mondiale. Rabbin de formation, son père avait d’abord travaillé à la chocolaterie Stanislas, avant d’entrer chez Nordon. Sa mère tenait une boutique d’étalagiste, place du marché. Avec sa sœur Régine, le jeune Jérôme avait appris le français à l’école Didion. Lors de la débâcle, la famille s’était réfugiée près de Bordeaux. Touchés par les lois antijuives de Vichy, les Scorin, qui s’appelaient à l’époque Skorka, avaient d’abord été assignés à résidence, puis internés au camp de La Lande, d’où Jérôme s’était échappé à vélo. Par la suite, ses parents et son petit frère Léon ont été déportés et ont péri à Auschwitz. Sa sœur Régine était restée à Nancy et Jérôme décida de la retrouver.

Grâce aux policiers du Service des étrangers, ils échappèrent à la rafle de Nancy et, pour témoigner sa gratitude à ces hommes et à leur commissaire, Jérôme Scorin œuvra après la libération pour qu’ils obtiennent la médaille des Justes. Rescapés, le frère et la sœur partirent pour Lyon où ils entrèrent dans la résistance. Arrêtés, ils furent internés au fort de Montluc où sévissait Barbie, et envoyés en déportation. Ils se retrouvèrent quatre mois ensemble à Auschwitz, puis leurs chemins se séparèrent, Régine ayant été envoyée à Kratzau.

Quant à Jérôme, il connut l’enfer de 9 camps et dut à une jambe gangrenée d’être sauvé par un médecin soviétique. Ce fut ensuite la longue marche des déportés rescapés. Lorsqu’il frappa à la porte de sa tante, la mère de Léon Herzberg, à Nancy, personne ne le reconnut. Régine retrouva le chemin de la liberté un peu plus tard. Dès lors, les deux rescapés n’eurent de cesse de témoigner, pour que les révisionnistes ne puissent pas effacer cette tragédie. Jérôme et Régine, épouse Jacubert, ont donné des conférences dans de nombreuses écoles pour témoigner auprès des plus jeunes. Jérôme a raconté son histoire dans un livre intitulé « Itinéraire d’un adolescent juif de 1939 à 1945 ». Ayant appris le métier de tourneur, Jérôme Scorin reprit finalement le commerce de ses beaux-parents, avant de s’installer à son compte.</p><p>Très proche de lui, son cousin Léon Herzberg, qui salue sa ténacité, en même temps que sa grande modestie, considère que c’est le poème de Rudyard Kipling « Tu seras un homme mon fils » qui le définit le mieux.

« Si tu sais être bon, si tu sais être sage, sans être moral ni pédant ; si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite et recevoir ces deux menteurs d’un même front, tu seras un Homme, mon fils. »

Les obsèques de Jérôme Scorin, chevalier de la Légion d’Honneur et des Palmes académiques, auront lieu ce lundi à 14 h 30, au cimetière israélite de Préville. A ses deux fils, Bertrand et Joël, ainsi qu’à toute la parenté, L’Est Républicain présente ses condoléances.

D. H.


Est Républicain 18/01/2013

 
 

Le cèdre du Liban

L'hiver, il revêtait son houppelande blanche
A la belle saison, ses habits du dimanche,
Etincelaient, brodés de mille épines bleues.

On l'avait planté là, au milieu d'un jardin
Dominant fièrement ses médiocres cousins,
Exilé malgré lui, il s'ennuyait un peu.

Mais dans sa solitude, il confiait au vent
Ses rêves et ses regrets ; jusqu'au lointain Liban
Le vent les déposait aux pieds des cèdres bleus.

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14/01/2013

Hiver

Là-bas dans les brumes
L'automne s'enrhume
L'arbre ploie,

Et le vent exhume
La fleur que consume
Un air froid,

Une morte allume
Un rêve posthume
Et froid.

23:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

10/01/2013

Canards de Firenze

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08/01/2013

Gare

Un café rêve sur le zinc
Et sa maîtresse broie du noir
J'en suis dingue,

Elle est belle comme un hasard
Un train s'arrache du brouillard
C'est le sien,

Son café noir ne rêve plus
Il est froid ainsi qu'un matin
Superflu.

12:06 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (3)

04/01/2013

Rosières-aux-Salines

Le lit était si haut, le duvet si épais
Pour un enfant chétif, voilà l'Himalaya
Sous cet édredon rouge, on n'avait jamais froid
Il me semblait entendre une voix chuchoter,
"ça va petit t'as pas froid ?".

 

 Chez mon arrière-grand-mère,

18:33 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

29/12/2012

Vent

Le vent cet imbécile
Me retourne
Un crachat
 
Très bonne année à toutes et à tous

15:56 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

27/12/2012

Guns N' Roses - Knocking On Heaven's Door Live In Tokyo 1992

13:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

24/12/2012

Enfance

Voyez-vous l'ombre sous ses yeux
Sous ses beaux yeux, voici le temps
Qui mousse un peu

A peine. Un jardin d'enfant
A peine. Quelques printemps
Le sentier noir

Tes petits pas sur les graviers
Ta main que j'effleure au hasard
Tes petits pieds. 


Joyeux Noël

15:21 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

21/12/2012

On oublie

Dans les couloirs glacés
Il est minuit
Et plus encore
Les nuits sont blanches
Comme les murs
Ceux qui vont mourir
Ne vous saluent pas
Filles et fils indignes
La bête
- cette vigne qui sèche
- ce mûrier irréductible
- ce voisin qu'on oublie
- cet enfant qu'on oublie
Ces vieux qu'on oublie
C’est ainsi,
On couche les miroirs
Entre quatre murs blancs
Dans un lit glacé
On visite
Jetant ici et là
Un regard distrait
Sur des pieds
Un miroir se brise parfois
Dans les couloirs glacés
Il est minuit
Et plus encore
Dans l’ascenseur déjà
On oublie.

 

21:16 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)