Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/04/2012

Chats

Deux chaussures usées une paire de chaussures usée deux ombres deux ombres étirées deux ombres on dirait des chats des chats un chat derrière ces ombres ces chaussures un chat une ombre un chat roulé une boule de chat

19:38 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

10/04/2012

Ciel

Étrange
Le ciel s'accorde
A mes humeurs

09/04/2012

Kate Bush - Wuthering Heights


Kate Bush - Wuthering Heights par plugnplay

12:24 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

07/04/2012

La mouche et la guêpe

Une mouche lissait ses ailes translucides
Séchant les gouttes d'eau d'un printemps trop humide
Quand le vol d'une guêpe arrêta ses travaux :
"- Cousine, que me vaut, cette visite-là ?
Dit-elle soupçonneuse, à celle qui se pose.
- J'ai décidé que ta maison serait la mienne
De ton trou misérable, un rucher sortira
Sur une multitude, enfin je serai reine.
Fais tes bagages, vite ! Et ne discute pas !
La mouche discuta, dit qu'elles étaient parentes,
Des ailes à l'identique et des pattes bien noires...
Tu oublies un détail, dit la guêpe, sous mon ventre,
J'ai ce que tu n'as pas ; un formidable dard."
Et de transpercer l'animal de part en part.

03/04/2012

Avril

Donc, dans ton manteau de pluie
Tu passais sans me voir
Un sourire accroché au pli
De tes lèvres d'ivoire

Avril et toute l'eau du monde
Roulait sur mes épaules.

18:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

01/04/2012

Conversation sur le zinc

C’est que, c’est ça presque, heu, enfin
Pas facile à, non pas facile
Ben quoi, hein ?

C’est face enfin peut-être pile
C’est ça, tu sais, si ! Inutile
Je sais plus…

Mais oui, d’accord quoi, t’es trop bon !
Où ça ? Pourquoi pas, dans ma rue…
Pauvre con.

 

21:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2012

Miroir

18:49 Publié dans Giff | Lien permanent | Commentaires (1)

23/03/2012

Un café (Le Clément)


Étique, une main sur les hanches
Toux à répétition
Derrière la brume, un patron
Se saoule en permanence,

Tandis que de jeunes serveuses
Aux jambes longues
 et nues
Naviguent entre des inconnus
Aux haleines fumeuses.

 

21:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2012

Troquet

J'ai pénétré son âme à force
De regarder ses murs
Son plafond est fané, l'azur
Ressemble à une écorce

Ses fauteuils ont le vert passé
Exhalant une mousse
Noire, quelques ressorts usés
Aux fesses qui vous poussent

Une table comme les jours
Triste et qui grince un peu
Un garçon en liquette affreux
Attend comme un vautour.

 

21:34 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2012

Brian Auger et la sublissime Julie Driscoll

21:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2012

Un café

Tout fumait dans ce bar
Le plafond écumait
Dessus la misère d'un matin

Un vieil arabe au regard fixe
S'accrochait au zinc
A quoi rêvait-il ?

A quinze ans
On ne voit que l'écume
Et les longues jambes de la patronne

21:11 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

29/02/2012

Marc Cohn Walking in Memphis

18:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2012

Gare

Un café rêve sur le zinc
Et sa maîtresse broie du noir
J'en suis dingue,

Elle est belle comme un hasard
Un train s'arrache du brouillard
C'est le sien,

Son café noir ne rêve plus
Il est froid ainsi qu'un matin
Superflu.

21:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

24/02/2012

Zinc


Tandis qu'assoupi, un vieillard
ronflait sur le zinc,

s'élevait la triste complainte
du café noir.

Cœur déconfit, brouillard
le client matinal,
accrochait de pauvres regards
au plafond sale.

20/02/2012

La France escorte

ssaa.jpg

06/02/2012

Gloups...

31/01/2012

Le vieil homme qui n'avait plus de voix

Le vieil homme n'a plus de voix
il témoigne pourtant
ses yeux et ses mains
et son beau visage
et tant d'horreurs vécues et vues à travers ces yeux
tant de poings serrés et de révoltes anéanties
et ce beau visage
et ce rire
et ces yeux lumineux
ces yeux qui ont vu des enfants descendre
quelques marches rouges
ces pieds qui ont foulé des terres ensanglantées
ces yeux piqués par la cendre
ces beaux yeux
ces yeux terribles
ces enfants qui descendent
et ce visage
ce beau visage qui malgré tout sourit encore
et ces yeux lumineux
et ce sourire d'enfant.
 
Affectueuses pensées à Monsieur S 

15:07 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2012

Extrait du film Blow-Up (1966)

GIF, GIF, GIF, HOURRA !
Vous pouvez désormais créer des billets photo avec des GIF animés de 1 Mo (la limite jusqu’ici était de 512 Ko). Woohoo !
GIF réalisé par iwdrm - Extrait du film Blow-Up (1966)

23:21 Publié dans Giff | Lien permanent | Commentaires (0)

01/01/2012

Voeux 2012



Très bonne année à toutes et à tous !

00:05 Publié dans Bidouille | Lien permanent | Commentaires (1)

24/12/2011

Joyeux Noël

C'est la ville endormie de neige
Le silence fol et feutré 
Quelques arpèges
 
S'en vont par une cheminée
Dans l'air aux flocons mélangés
Quelques notes,
 
Alléluia dans le ciel
Une étoile nous emporte
Joyeux Noël.

00:05 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

22/12/2011

L'ennemi dans la glace - Alain Chamfort

20:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

14/12/2011

C et B

Dans les faubourgs de ma mémoire
Les rues portent fontaines
Les passants sous la lune noire
Sont des ombres lointaines
 
Mais dans le jour qui vient, la nuit,
Je revois vos visages
Vous dormez, sans pluie, sans bruit,
Sans nuage.
 

                                                         A C et B.

17:26 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

03/12/2011

Hiver

Les matins blêmes portent nuit
Et des bijoux de pacotille,
Accrochant aux semelles des gens
leur jeunesse qui fout le camp.
 
Je me lève. Tout a disparu.
Dans tes yeux, dans ma rue.

18:12 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

11/11/2011

11 Novembre

Nous irons dans des noirs sublimes
Éteindre sous le marbre
le feu de nos amours
L'ombre des arbres sera notre soleil
et le chant des oiseaux désormais inutile
nous laissera froids et immobiles.

20:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

09/11/2011

“A boy’s best friend is his mother.” (psycho 1960)

tumblr_lhqpc5J9LK1qe0eclo1_r28_500.gif

14:24 Publié dans Giff | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2011

Papa va vivre.

Petite maison, toute petite maison. Maison blanche avec un chapeau pointu sur la tête. Sous le chapeau une famille. Enfin, dans cette maison blanche au chapeau pointu vivait une famille. Une petite famille. Une dame, son compagnon et deux magnifiques enfants. Je les voyais partir d'un oeil distrait ces marmots vers l'école que fréquentaient aussi mes filles. Mais cette maison au chapeau pointu posé sur la tête, jamais je ne l'avais remarquée. Comment d'ailleurs puisque la rue où elle dormait, était recouverte de maisons blanches aux chapeaux... Et nos filles et nos fils trottinaient chaque matin vers l'école dans la beauté des jours où l'innocence rend heureux. Pourtant un détail aurait dû attirer mon attention ; cette maison parmi les maisons s'était joliment baptisée Villa Rosa. Villa Rosa ? Elle n'était point rose mais d'un blanc passé. Une villa ? elle aurait largement tenu dans l'arrière-cours d'une ferme. Villa Rosa ? Pourquoi pas. Cela donnait une touche de gaieté, peut-être un peu de couleur lorsque la neige glissait le long des toits. Les hivers sont longs en Lorraine, la lumière fantomatique nous effacent parfois de longues semaines... alors un peu de couleur, pourquoi pas. On ne voit parfois que les enfants, les yeux des enfants, les jeux des enfants et on se dit "ils doivent être heureux dans leur petite maison blanche". Villa rosa, c'est presque certainement la maison du bonheur. Mais il l'avait dit l'adorable enfant à son gentil voisin "mon père est fou, il veut nous tuer". Le monsieur d'un certain âge l'avait rassuré avec quelques banalités "c'est un passage difficile, tout va s'arranger..." ; l'enfant était retourné chez lui le coeur retourné de n'être pas entendu. Tout avait commencé par de violents échanges d'insultes " tu ne partiras pas, tu ne partiras jamais, plutôt crever", maman avait répliqué avec "des pauvres types" et des "ce n'est pas toi qui m'en empêcheras". Oui je me souviens, les yeux de mon père étaient des braises ardentes et son visage n'avait plus rien d'humain. Je crois qu'il avait le même visage lorsqu'il nous a tués. Cette nuit là, je dormais sans doute, peut-être regardais-je les étoiles à travers le vélux. Parfois lorsque je ne peux pas dormir, je fixe les étoiles et j'imagine que je suis heureux. Mon vélux était fermé, je ne dormais pas, pas encore. Je crois que j'aimais la nuit ; j'aimai fixer dans le noir des univers inconnus et silencieux. Mon petit frère respirait doucement, les bras parallèles au corps couché sur le dos. Moi je n'ai jamais pu dormir sur le dos mais cela n'a plus aucune importance. Oui, je comptais peut-être les étoiles, elles sont tellement nombreuses. Parfois se faufilent entre elles des avions que je ne prendrai jamais, ils traversent l'univers fini de mon vélux et disparaissent dans la nuit ou dans un nuage. Je n'ai pas peur et pourtant je compte les étoiles. Et ce fut l'explosion, une explosion de cris, de porte qui claque, une voix aigüe qui se heurte à une voix grave ; une porte qu'on ferme définitivement, ma pauvre maman tu n'en sortiras jamais de cette pièce. Et pourquoi ne dormirais-je pas ? Je dormais, je rêvais sans doute, sous le chapeau rouge de ma maison. Il est monté, son pas était lourd, chaque marche en bois gémissait, ma mère gémissait, mon petit frère s'était réveillé, les bras toujours le long du corps, les yeux ronds. Ma mère disait souvent que c'était le portrait craché de son père. Je ne dors jamais sur le dos, jamais comme les morts ; je me mets sur la tranche dans un équilibre précaire. Il n'a pas hésité, le fusil pointé vers mon visage, il a tiré tout de suite. Mon frère est resté sur le dos, les bras parallèles, déjà mort. Je crois que ma mère crie encore. Je n'ai rien entendu la Villa Rosa est trop loin et je dormais, je vous dis que je dormais. Il s'est raté cet imbécile, une balle a ricoché sur ses os et  ressortie avant de se ficher dans ma porte. Durant son court voyage, elle a tout raté, le coeur, les poumons, tout. Il vit, il va vivre. Je suis bien content, papa va vivre. 

 

 

16:02 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

15/10/2011

Poupée tracas

Je n'ai plus peur, poupée tracas

Poupée de papier que tu froisses

Entre tes doigts

 

Sous l'oreiller, poupée de glace

Poupée de son et de grimaces

Ton sentier noir

 

Tes rats qui croquent la maison

Leurs ombres qui dansent le soir

Sur tes plafonds

17:08 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

16/09/2011

Vainqueur

MONTEBOURG.

26/07/2011

Fils d'argent

Sur le sentier noir j'ai couru vainement

Il est tard, mes nuits tissent des fils d'argent

15:17 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

23/07/2011

Marie

DSCN2041.JPG