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07/03/2017

La mirabelle

C'était un citadin
N'aimant ni les fleurs, ni les filles
Pourtant un beau matin,
Il le vit.
Carré vert et mirabelliers,
Une perle dans la ville,
En somme, un simple verger
qui l'attendait, tranquille.
Sans aucune hésitation
il devint propriétaire
Laissant cette fois, sa raison
Au vestiaire.
L'hiver s'achevait enfin
Et l'homme contemplait
D'un regard enfantin,
Les arbres bourgeonner.
Chaque matin, très fier,
Il faisait les cents pas,
Se donnant de grands airs
Bourgeois.
Mais les beaux fruits dorés
Chaque jour plus gros,
Le rendaient obsédé,
Dévot.
Un jour, alors qu'extatique
Il regardait l'air béat
Ses mirabelles magnifiques,
L'une d'entre elles tomba.
Elles roulèrent dans le jardin
Sous le soleil, sous la lune
Tant est si bien qu'à la fin,
Il n'en resta plus qu'une.
Unique mirabelle encore,
Il la veillait
Comme on veillerait un mort
Familier.
Mais ce qui devait arriver
Evidemment arriva,
Une nuit où le vent soufflait,
Le dernier fruit se détacha.
Il prit une corde tressée
Choisit une branche, et sourd
Aux larmes des mirabelliers
Se pendit haut et court.
Il faut être prêt malgré sa peine,
A perdre un jour, ceux que l'on aime.

00:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

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