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30/11/2012

Tristesse

Tu as posé Tristesse
Tes fleurs empoisonnées
Sur un cœur en détresse,

Si parfois tu me laisses
Si mon cœur est léger
Si mon cœur est en liesse,

Jamais tu ne délaisses
Longtemps, un cœur léger
Et tu reviens sans cesse.

16:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

02/11/2012

Foire de Nancy

Palais des glaces
Le nez dans les godasses
Boum.
Pauvre trésor !
Une bosse,
On ressort,
On n'est plus tout à fait
Un gosse.

19:09 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

18/10/2012

Berceuse

Une nuit pareille au jour
Sous la lune aimable comme
Un abat-jour,

Dormez, dormez petits d’hommes
Qu’accompagnent votre somme
Des rêves doux,

Que ronfle votre innocence
Le monde est peuplé de fous
Silence.

11:48 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

13/09/2012

Sans vous.

Dans les faubourgs
des feuilles d'acier
écrasent les passants
tout a changé
le tilleul n'est plus
Les trois maisons et le soir
l'horloge ne sonne plus
le boucher est mort
il reste le souvenir de vos pas
de vos voix mais...
C'est plus dur sans vous.

20:58 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

26/08/2012

RB

Dans les sentes, silence et seul
Silencieux, silence, soleil
Dans un linceul
 
Silence, silence, sommeil
Saut, cerceau, sursaut, plus de ciel
Dans un cercueil
 
Sentier noir sous les cieux cruels
Ta belle âme comme une feuille
S'est fait la belle.
 

                                                      A mon Grand-père et Parrain.

15:57 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

21/06/2012

Juin

Sur le tarmac derniers élèves
Les fenêtres sont entrouvertes
Sur quelques rêves
 
Liste des noms liste des pertes
Le billet n'a ni queue ni tête
Plus que des chaises
 
Absent absent absent absence
Déjà des cendres sur la braise
Bonnes vacances.

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03/06/2012

A mon ami

Après m'avoir serré la main
L'ami se retourne une fois
Et jamais moins,

C'est un trésor que celui-là
Ses yeux accompagnent mes pas
Sa main se lève,

Son sourire est comme un jardin
Tandis que la soirée s'achève
Je me sens bien.

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21/05/2012

Je rêve

La nuit sépare ceux qui s’aiment
                       Chacun son côté et les rêves seront bien gardés.
             Donc, je rêve seul, couché sur la tranche. 
Je bronze aux étoiles.
              Sur le velux, il peut bien pleuvoir, je rêve.
                             Et peu importe cet avion qui scintille entre les étoiles.
  Moi, j’ai des ailes.

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17/05/2012

Mai

Au mois de mai de mes amours
Au mois de mai qu'il faisait bon
Et clair le jour,

Quand j'allais par inclinaison
Cueillir à la tendre saison
Quelques printemps,

Il m'en souvient, mais l'horizon
Portait les embruns frissonnants
D'autres saisons.

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13/05/2012

Petit noir

Je trouve que ce monde a des couleurs étranges
Mon petit noir n'a plus, l'arôme des hivers,
L'hiver est à demi, le printemps en galère,
Combien de temps encore, avant que tout ne change ?

19:27 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

03/05/2012

Aventure

Bottés de cuir mais sans chaussure
Ils s'en vont sur les routes
Le cœur ouvert à l'aventure
 
Un chapeau de paille sur la tête
Dans l'air atone et pur
Ils chantent l'amour et la fête
 
Le soir venu autour d'un feu
Dansent quelques silhouettes
Et dans la nuit, on s'aime un peu.

23:40 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

02/05/2012

Bureau

Ces papiers c’est ma  vie
S’entassent, s’entassent
Paperasserie, souvenirs
S’entassent, s’entassent
Cahiers, copies
Armoire, armoire fermée
Secrets, paperasse
Ces papiers c’est ma vie
Qui passe, qui passe.

17:32 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2012

Fleurs

Des roses blanches
pour mes amis

Des roses rouges
pour mes amours

Des ellébores
pour mes nuits

Des ancolies
pour mes jours.

 

21:30 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

16/04/2012

Chats

Deux chaussures usées une paire de chaussures usée deux ombres deux ombres étirées deux ombres on dirait des chats des chats un chat derrière ces ombres ces chaussures un chat une ombre un chat roulé une boule de chat

19:38 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

03/04/2012

Avril

Donc, dans ton manteau de pluie
Tu passais sans me voir
Un sourire accroché au pli
De tes lèvres d'ivoire

Avril et toute l'eau du monde
Roulait sur mes épaules.

18:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

01/04/2012

Conversation sur le zinc

C’est que, c’est ça presque, heu, enfin
Pas facile à, non pas facile
Ben quoi, hein ?

C’est face enfin peut-être pile
C’est ça, tu sais, si ! Inutile
Je sais plus…

Mais oui, d’accord quoi, t’es trop bon !
Où ça ? Pourquoi pas, dans ma rue…
Pauvre con.

 

21:49 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2012

Un café (Le Clément)


Étique, une main sur les hanches
Toux à répétition
Derrière la brume, un patron
Se saoule en permanence,

Tandis que de jeunes serveuses
Aux jambes longues
 et nues
Naviguent entre des inconnus
Aux haleines fumeuses.

 

21:35 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2012

Troquet

J'ai pénétré son âme à force
De regarder ses murs
Son plafond est fané, l'azur
Ressemble à une écorce

Ses fauteuils ont le vert passé
Exhalant une mousse
Noire, quelques ressorts usés
Aux fesses qui vous poussent

Une table comme les jours
Triste et qui grince un peu
Un garçon en liquette affreux
Attend comme un vautour.

 

21:34 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2012

Un café

Tout fumait dans ce bar
Le plafond écumait
Dessus la misère d'un matin

Un vieil arabe au regard fixe
S'accrochait au zinc
A quoi rêvait-il ?

A quinze ans
On ne voit que l'écume
Et les longues jambes de la patronne

21:11 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

28/02/2012

Gare

Un café rêve sur le zinc
Et sa maîtresse broie du noir
J'en suis dingue,

Elle est belle comme un hasard
Un train s'arrache du brouillard
C'est le sien,

Son café noir ne rêve plus
Il est froid ainsi qu'un matin
Superflu.

21:00 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

31/01/2012

Le vieil homme qui n'avait plus de voix

Le vieil homme n'a plus de voix
il témoigne pourtant
ses yeux et ses mains
et son beau visage
et tant d'horreurs vécues et vues à travers ces yeux
tant de poings serrés et de révoltes anéanties
et ce beau visage
et ce rire
et ces yeux lumineux
ces yeux qui ont vu des enfants descendre
quelques marches rouges
ces pieds qui ont foulé des terres ensanglantées
ces yeux piqués par la cendre
ces beaux yeux
ces yeux terribles
ces enfants qui descendent
et ce visage
ce beau visage qui malgré tout sourit encore
et ces yeux lumineux
et ce sourire d'enfant.
 
Affectueuses pensées à Monsieur S 

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24/12/2011

Joyeux Noël

C'est la ville endormie de neige
Le silence fol et feutré 
Quelques arpèges
 
S'en vont par une cheminée
Dans l'air aux flocons mélangés
Quelques notes,
 
Alléluia dans le ciel
Une étoile nous emporte
Joyeux Noël.

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14/12/2011

C et B

Dans les faubourgs de ma mémoire
Les rues portent fontaines
Les passants sous la lune noire
Sont des ombres lointaines
 
Mais dans le jour qui vient, la nuit,
Je revois vos visages
Vous dormez, sans pluie, sans bruit,
Sans nuage.
 

                                                         A C et B.

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03/12/2011

Hiver

Les matins blêmes portent nuit
Et des bijoux de pacotille,
Accrochant aux semelles des gens
leur jeunesse qui fout le camp.
 
Je me lève. Tout a disparu.
Dans tes yeux, dans ma rue.

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11/11/2011

11 Novembre

Nous irons dans des noirs sublimes
Éteindre sous le marbre
le feu de nos amours
L'ombre des arbres sera notre soleil
et le chant des oiseaux désormais inutile
nous laissera froids et immobiles.

20:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2011

Papa va vivre.

Petite maison, toute petite maison. Maison blanche avec un chapeau pointu sur la tête. Sous le chapeau une famille. Enfin, dans cette maison blanche au chapeau pointu vivait une famille. Une petite famille. Une dame, son compagnon et deux magnifiques enfants. Je les voyais partir d'un oeil distrait ces marmots vers l'école que fréquentaient aussi mes filles. Mais cette maison au chapeau pointu posé sur la tête, jamais je ne l'avais remarquée. Comment d'ailleurs puisque la rue où elle dormait, était recouverte de maisons blanches aux chapeaux... Et nos filles et nos fils trottinaient chaque matin vers l'école dans la beauté des jours où l'innocence rend heureux. Pourtant un détail aurait dû attirer mon attention ; cette maison parmi les maisons s'était joliment baptisée Villa Rosa. Villa Rosa ? Elle n'était point rose mais d'un blanc passé. Une villa ? elle aurait largement tenu dans l'arrière-cours d'une ferme. Villa Rosa ? Pourquoi pas. Cela donnait une touche de gaieté, peut-être un peu de couleur lorsque la neige glissait le long des toits. Les hivers sont longs en Lorraine, la lumière fantomatique nous effacent parfois de longues semaines... alors un peu de couleur, pourquoi pas. On ne voit parfois que les enfants, les yeux des enfants, les jeux des enfants et on se dit "ils doivent être heureux dans leur petite maison blanche". Villa rosa, c'est presque certainement la maison du bonheur. Mais il l'avait dit l'adorable enfant à son gentil voisin "mon père est fou, il veut nous tuer". Le monsieur d'un certain âge l'avait rassuré avec quelques banalités "c'est un passage difficile, tout va s'arranger..." ; l'enfant était retourné chez lui le coeur retourné de n'être pas entendu. Tout avait commencé par de violents échanges d'insultes " tu ne partiras pas, tu ne partiras jamais, plutôt crever", maman avait répliqué avec "des pauvres types" et des "ce n'est pas toi qui m'en empêcheras". Oui je me souviens, les yeux de mon père étaient des braises ardentes et son visage n'avait plus rien d'humain. Je crois qu'il avait le même visage lorsqu'il nous a tués. Cette nuit là, je dormais sans doute, peut-être regardais-je les étoiles à travers le vélux. Parfois lorsque je ne peux pas dormir, je fixe les étoiles et j'imagine que je suis heureux. Mon vélux était fermé, je ne dormais pas, pas encore. Je crois que j'aimais la nuit ; j'aimai fixer dans le noir des univers inconnus et silencieux. Mon petit frère respirait doucement, les bras parallèles au corps couché sur le dos. Moi je n'ai jamais pu dormir sur le dos mais cela n'a plus aucune importance. Oui, je comptais peut-être les étoiles, elles sont tellement nombreuses. Parfois se faufilent entre elles des avions que je ne prendrai jamais, ils traversent l'univers fini de mon vélux et disparaissent dans la nuit ou dans un nuage. Je n'ai pas peur et pourtant je compte les étoiles. Et ce fut l'explosion, une explosion de cris, de porte qui claque, une voix aigüe qui se heurte à une voix grave ; une porte qu'on ferme définitivement, ma pauvre maman tu n'en sortiras jamais de cette pièce. Et pourquoi ne dormirais-je pas ? Je dormais, je rêvais sans doute, sous le chapeau rouge de ma maison. Il est monté, son pas était lourd, chaque marche en bois gémissait, ma mère gémissait, mon petit frère s'était réveillé, les bras toujours le long du corps, les yeux ronds. Ma mère disait souvent que c'était le portrait craché de son père. Je ne dors jamais sur le dos, jamais comme les morts ; je me mets sur la tranche dans un équilibre précaire. Il n'a pas hésité, le fusil pointé vers mon visage, il a tiré tout de suite. Mon frère est resté sur le dos, les bras parallèles, déjà mort. Je crois que ma mère crie encore. Je n'ai rien entendu la Villa Rosa est trop loin et je dormais, je vous dis que je dormais. Il s'est raté cet imbécile, une balle a ricoché sur ses os et  ressortie avant de se ficher dans ma porte. Durant son court voyage, elle a tout raté, le coeur, les poumons, tout. Il vit, il va vivre. Je suis bien content, papa va vivre. 

 

 

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15/10/2011

Poupée tracas

Je n'ai plus peur, poupée tracas

Poupée de papier que tu froisses

Entre tes doigts

 

Sous l'oreiller, poupée de glace

Poupée de son et de grimaces

Ton sentier noir

 

Tes rats qui croquent la maison

Leurs ombres qui dansent le soir

Sur tes plafonds

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26/07/2011

Fils d'argent

Sur le sentier noir j'ai couru vainement

Il est tard, mes nuits tissent des fils d'argent

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03/07/2011

SITUS INVERSUS


 

- Étrange, comprends pas...

- Un problème docteur ?

- Non, non, c'est mon stéthoscope... j'entends rien... vous n'êtes pas morte ?

- ?

- Excusez-moi, une blague stupide. Respirez très fort... merde... il a l'air de marcher pourtant !

- Je vous fait marcher ! J'ai le cœur à droite...

- Le cœur à droite ?

- Oui, enfin, j'ai plutôt le cœur à gauche mais j'ai le cœur à droite.

- ?

- J'ai une malformation, je vous rassure, je ne suis pas un zombie.

- Évidemment...

- Et vous ?

- Moi ?

- Vous avez plutôt le cœur à gauche ou à droite ?

- Plutôt à droite...

- Évidemment... c'est dommage. Vous devez me trouver indiscrète.

- Non... vous savez dans ma famille, être de droite, c'est quasiment une vocation... mais revenons à votre cœur. Celui qui bat. C'est ma foi vrai... il est à droite. C'est très déstabilisant pour un médecin, vous savez...

- A droite, à gauche... j'ai le cœur d'une midinette. Il bat trop vite, trop souvent et pour trop de monde.

- Pour ce mal là, je ne peux rien faire... Et le reste, tout est à sa place ?

- Voyez-vous même, le nez au milieu de la figure, toutes mes dents, deux beaux sei...

- Hopopop !... de très beaux yeux...

- Docteur, ne faites pas le joli cœur !

- Vous avez raison, je suis trop vieux !

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01/06/2011

Le chat

Le chat ultime
Ce n'est pas lui dans sa robe glacée et crème
Ni cette pie sautillante et sereine
Ni l'herbe du toit qui reverdit
Ni la mousse dans tes yeux
Ce n'est pas l'heure des départs ou presque
ce n'est pas l'heure de la porte qu'on ferme
ce n'est pas l'heure des visites quotidiennes
ce n'est pas l'heure de te parler moins
Le chat ultime
Ce n'est pas lui dans sa robe glacée et crème
Le petit chat est mort, mais ce n'est pas lui.

00:04 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)