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01/04/2014

Avril

Donc, dans ton manteau de pluie
Tu passais sans me voir
Un sourire accroché au pli
De tes lèvres d'ivoire
 
Avril et toute l'eau du monde
Roulait sur mes épaules.
 

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30/03/2014

Ville

Juste des pas

             Sous la lune

                             On croise des chaussures

                 Le silence des autres

Sur le bitume

   On pousse en vain

                      La rumeur, les rues grises

La ville

                                   Et tous ces inconnus.

 

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23/03/2014

Sous les ifs

Le printemps est en avance
Pas mon cœur
C'est l'hiver, c’est le silence
Des froideurs,

 

Devant vous encore, il verse
Sous les ifs
Quelques sanglots convulsifs
Qui vous bercent.

10:14 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

20/03/2014

Loin

Mon doigt effleure
Ton visage
Tu n'es pas là.

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16/03/2014

Miroir

Celui-là dans ce miroir
Aux yeux cruels, aux yeux gris
Sans espoir

Celui qui ne voit midi
De son triste après-midi
Comme un leurre

 

C’est toi, c’est moi, c’est la nuit
Les belles années que l’on pleure
Tout s’enfuit.

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13/03/2014

Que reste-t-il ?

Quand on a fait le tour 
Des choses
Quand même nos amours
Sont closes
Que reste-t-il, que reste-t-il ?
 
Quand on regarde l'ombre
D'un toit
Le triste soir qui tombe 
Sur toi
Que reste-t-il ? Que reste-t-il ?
 
Quand l'arbre est bien plus grand
Que moi
Tu ne danses plus dans
Mes pas
Que reste-t-il ? Que reste-t-il ?
 
Si peu. Le jour se lève 
Il me reste une moitié
De rêve
Et un baiser.

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04/03/2014

Ivoire

Le matin où danse le monde
Le passage blanc des piétons
Dans une ronde

Quatre noires : un soir infécond
L'ombre folle sous tes haillons
La nuit sereine

Et tes beaux yeux, deux notes noires
Silences, soupirs, ébène
Ivoire

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02/03/2014

Cousine

La lune est rousse
Comme toi
Cousine

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28/02/2014

Hiver nancéen

L’hiver accrochait aux fenêtres
Des cheveux blancs et glacés
Qui s’enchevêtrent

Sous la couette, c’était l’été
Une bouillotte sous les pieds
Il faisait bon

Des soupirs chevauchaient la brume
Et s’élevaient vers le plafond
Comme une écume.

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24/02/2014

Le sentier noir

Sur nos chemins isolés
L'un, l'autre, sous le même orage
Le même été,

Si proches et solitaires à l'âge
Où l'on niait l'autre rivage
Le sentier noir,

Nous marchions dans l'allégresse
Tandis que filait vers le soir
Notre jeunesse.

 

 

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22/02/2014

La chanson du départ

Il est parti de la maison
Pour s’installer dans sa maison
Où y’a qu’une pièce et un salon
Une salle de bain, un petit balcon

Y sait pas faire un œuf
C’est du bluff…

Il vient nous voir tous les week-ends
On dirait un chien qui se traîne
Devant la porte il est tout blême
Maman ne lui dit plus « je t’aime »

Y sait pas faire un œuf
C’est du bluff…

D’ailleurs elle le regarde même pas
Elle ouvre la porte et puis s’en va
Alors il nous prend dans ses bras
On sait pas trop ce qu’on fait là

Y sait pas faire un œuf
C’est du bluff…

Il est parti de la maison
Pour s’installer dans sa maison
Où y’a qu’une pièce et un salon
Y’a même pas la télévision.

Y sait pas faire un œuf
C’est pas du bluff.

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20/02/2014

Dans tes pas

Mes pas dans tes pas, dans tes traces
J'ai reconnu tous tes chemins
Tous tes espaces,

Cheminé au petit matin
Rue Claudot et Henri Déglin
Rue Michelet,

Et je t'ai vu, mains dans le dos
Cahin-caha, tu souriais
Incognito.

                                    A mon Grand-Père.

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16/02/2014

Glace

Ta plume au sang
Jus de citron
S’efface
Les années passent

Quelques mots
Un regret
Passe
Et s’efface

Quelques pas
Un sourire
Une trace
Qu’on efface

 

Le silence et la glace.

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12/02/2014

Concours 2

- Boulet, boule de pus, bourrique
- Vieux tableau, tromblon, foutriquet
- Tête d'huître,

- Anachorète, mal baisé
- Pouacreux, suce-boules, kéké
- Manche à couille

- Asticot, Sarko, peigne-cul
- Vieille poule, vérole, andouille
- Euh... cocu !

10:12 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (2)

10/02/2014

Concours 1

- Pisse vinaigre, panaris
- Décamerde, décérébré
- Abruti,

- Baltringue, bandit calabrais
- Schtroumph à lunette, gougnafié
- Narvalo,

- Roubignole, face de cul
- Pompe à merde, pousse mégot
- Euh… Morue !

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06/02/2014

C'est toi ?

C'est toi, cette fille aux yeux d'or ?
Toi, aux moues renversantes ?
Toi, qui m'avais jeté un sort
Aux heures adolescentes ?

 

Ta jeunesse, c'était hier,
Tes moues sont des grimaces
Eloigne-toi triste sorcière :
Comme le temps passe

17:42 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

02/02/2014

Rose

Chaque seconde va s'enfuir
Avec le temps s'en va la rose
Au jardin clos, pour s'endormir.

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29/01/2014

A mon ami

Après m'avoir serré la main
L'ami se retourne une fois
Et jamais moins,

C'est un trésor que celui-là
Ses yeux accompagnent mes pas
Sa main se lève,

Son sourire est comme un jardin
Tandis que la soirée s'achève
Je me sens bien.

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27/01/2014

A mes filles

Petit bout, blanc et rose
tes cris et tes chants
bercent mes nuits autant
que mille virtuoses,

Et quand dans les moiteurs,
le silence appareille
je tends les deux oreilles
pour écouter ton cœur,

 

Et je m'endors heureux
rêvant à l'élixir
que sera ton sourire
pour mes matins brumeux.

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25/01/2014

A Marie

De si grands yeux
Un si petit visage
C'est curieux.

On dirait deux orages
Deux éclairs bleus
Et sages.

C'est l'innocence
Ce joyau que consume
L'enfance.

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21/01/2014

A la fin

J'avance un peu mais peu importe
Je sens déjà que vient la fin
Elle m'emporte

Elle m'emporte et c'est en vain
Que je résiste encore enfin
J'ouvre ma porte

Il fait très froid sur ton chemin
ô saison, très froid, à la fin
L'hiver m'emporte.

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19/01/2014

Araignée

Mur blanc
Des pattes d'araignée
Frémissent encore.

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17/01/2014

La chèvre et le sanglier.

Une chèvre avait pour domaine

Une forêt entière

De cet empire, elle était reine

Son maître en était fier.

Par ici point de prédateur

Ni loup, pas même un chien

Que des caresses et du bonheur.

Mais dans une clairière

Où elle broutait de bon cœur,

Survint un mammifère,

Précédé d’une forte odeur :

« Belle forêt, Madame

On dit que vous n’en sortez guère

Dit l’odorante bête.

- Je n’en sors guère certes,

Pourquoi quitter ce paradis,

J’y trouve herbe et logis,

Il me faudrait perdre la tête

Je n’en ai point envie !

Le sanglier marqua le coup

Puis se mit à sourire :

- Ainsi vous me traitez de fou

Au revoir…

Et l’animal de partir.

La chèvre reprit son repas

Mais tout avait changé,

- La forêt ? Une geôle de bois !

Des murs avaient poussé ;

Mêmes les arbres ses amis

Se dressaient menaçants,

Une muraille de géants

Un rempart ennemi.

Je vivais dans une prison

Sans m’en apercevoir,

Pensait-elle avec désespoir,

Je n’étais qu’un mouton,

C’est décidé, je pars ce soir ».

Sur ces entrefaites, un chasseur

Vient, traînant une bête,

Le sanglier qui tout à l’heure

Lui faisait la causette.

La chèvre redevint mouton

Et partit se coucher.

Tout se paie, le chant des grillons

 

Même la liberté.

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08/01/2014

Jupon blanc

Voyez-vous ce jupon qui sommeille
Dans l'armoire fermée à clé
Pareil
 
Au linceul couvrant nos années
Aux pas à jamais déposés
Et même
 
Ces mains sur tes dentelles blanches
Ces mains avides sur tes hanches
Sont blêmes. 

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23/12/2013

Chaussons blancs

 

Décembre dans tes yeux, j'ai vu
J'ai tout revu dans ces yeux là
J'ai tout perdu

La crèche qui attend ses rois
Le sapin qui n'est jamais droit
Tes yeux d'enfant

 

La nuit blanche à fixer le ciel
Les yeux qui tombent de sommeil
Des chaussons blancs.

                                                                                              Joyeux Noël

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13/12/2013

Chanson du temps qui passe

Je ne sais chanter
Que des mots tristes
Et dans le cœur, le cyste
Du temps agacé

Que les jours qui s’en vont
Douce ballade
Et le pas des saisons
Promenade

 

Que ma peine enfouie
Sous l’ombre des toits
Les rues la portent, et toi
Aussi.

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11/12/2013

Parfums 1976

Cette odeur, parfum de la terre
A fait se lever quelques spectres
Du cimetière,

Dans les champs roux, journées champêtres
Chemins de mousse sous les hêtres
Et longues siestes,

 

Les femmes ont des chapeaux de paille
Elles fument des cigarettes
Les enfants bâillent.

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04/12/2013

Misère

Un chat traînait sa misère
Quand il vit sous un réverbère
Un greffier pansu :
" Un tel ventre, jamais encore
je n'en avais vu !
miaula-t-il avec effort
- Il ne tient qu'à toi d'avoir le même,
matin et soir, je fais les poubelles,
je mange à ma faim.
- Les poubelles ! Plutôt mourir."
Dit-il dans un dernier soupir.
Il mourut à la fin.

L'orgueil ne nourrit
Ni le corps, ni l'esprit.

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01/12/2013

Mélancolie

Mélancolie, tes vagues grises
Martèlent des rochers nus
Des rivages à jamais perdus
Des souvenirs qui agonisent,
 
Tombe la nuit sur tes flots noirs
Mon voilier qui s’est perdu
Sur tes eaux sombres et inconnues
Navigue vers un très long soir.

00:18 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (1)

25/11/2013

Automne

Même l'automne
Meurt
En hiver

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